Tous les articles par sdp-cmontmorency

Jugement clinique

L’exercice du jugement clinique en soins infirmiers
Irma Miccoli
Enseignante, Soins infirmiers, Collège Montmorency

La curiosité qu’Irma Miccoli a manifestée en octobre 2009 pour une formation offerte par le programme Performa (APO 253) et l’animatrice Claudette Ouellette, vient confirmer une constante dégagée par Nathalie Thibault1 dans son essai portant sur l’utilisation pédagogique du courriel et le sentiment d’efficacité personnelle : une expérience TIC réussie n’advient que si l’enseignant détient au départ un intérêt manifeste pour la pédagogie et les expériences d’intégration des TIC de ses collègues. Le cheminement de cette enseignante est un exemple éloquent.

Article de Profweb

Simple comme 1-2-3

Une formule pédagogique simple comme 1-2-3

« 1-2-3 : penser seul, partager à deux, puis partager en grand groupe » (Howden, Kopiec, 2000, p. 87). Cette structure coopérative élaborée par Lyman (1992), est la formule pédagogique la plus simple que je connaisse et de loin, la plus efficace. La plupart d’entre nous avons l’impression de l’utiliser déjà en faisant travailler les étudiantes et les étudiants en petite équipe puis en animant une plénière.  À cette pratique, il manque cependant une importante dimension : amener les étudiants à réfléchir individuellement avant d’échanger avec d’autres. Ce moment de réflexion fait toute la différence. Si vous expérimentez cette structure coopérative, vous serez à même d’observer que dès qu’ils se retrouvent en équipe, les étudiants se mettent plus rapidement au travail parce qu’en ayant pris le temps d’y réfléchir individuellement, ils ont quelque chose à partager. Par conséquent, les échanges en petite équipe (dyade ou triade) et en grand groupe sont plus riches et le questionnement va plus loin. Ces retombées ne sont pas négligeables!

Facile à utiliser, cette façon de faire demande peu de préparation, améliore la qualité de la participation et facilite les apprentissages. À titre d’exemple, vous pourriez vous en servir pour faire le lien entre vos cours en préparant deux ou trois questions faisant référence à ce qui a été abordé au cours précédent. Dans un premier temps, les étudiants tentent d’y répondre individuellement. Ils partagent ensuite leurs informations avec un ou une collègue ce qui a pour effet d’enrichir et de nuancer leurs réponses qu’ils vont continuer à bonifier ou à valider lorsqu’ils vont poursuivre la discussion en grand groupe.

Cette structure coopérative peut également être utilisée lorsque vous abordez des notions nouvelles.  En procédant ainsi, vous irez donc chercher ce que les étudiants savent déjà ou la conception qu’ils se font du sujet en mobilisant leurs connaissances antérieures. Elle peut aussi être utilisée pour la résolution d’un problème.

Si vous avez envie d’en savoir davantage sur la pédagogie de coopération, voici une référence incontournable : Jim Howden et Marguerite Kopiec, Ajouter aux compétences: enseigner, coopérer et apprendre au post-secondaire, Montréal-Toronto: La Chenelière/McGraw-Hill, 2000.

Marie Ménard
Conseillère pédagogique